Lauréat·es Jeunes chorégraphes du Sud | 2ème édition (2026-28)

Publié le 16 octobre 2026

C’est avec joie que nous partageons avec vous les noms des artistes retenu·es par le jury après étude des nombreuses candidatures de très grande qualité : Bruta, Kiswinsida Olivier Gansaore, Nivine Kallas, Dagô R., Mohanad Smama.

Le programme est conçu comme un accompagnement étendu allant de l’outillage à la visibilité professionnelle, en passant par la résidence, le mentorat artistique, la coproduction et inclut une réflexion prospective sur les relations entre démarches artistiques et leurs environnements. Il favorise la structuration professionnelle par des ateliers collectifs et des temps individuels, la rencontre avec des professionnel·les du secteur, le renforcement artistique via un mentorat assuré par deux femmes artistes : Katerina Andreou et Dorothée Munyaneza et par le co-accompagnement entre pairs.

Nous nous réjouissons de débuter avec elle·eux ce programme, les félicitons et les remercions pour leur engagement !

Nous tenons à remercier sincèrement l’ensemble des candidat·es qui ont répondu à notre appel, le choix a été particulièrement difficile.

Merci à l’ensemble des membres du jury pour leur plein engagement à nos côtés.

Le programme Jeunes chorégraphes du Sud est soutenu par le mécénat de la Caisse des Dépôts et par le programme Cultures et Création de la Fondation de France.

Bruta utilise la performance pour blesser le regard de l’autre, le tordre, et le faire glisser avec elle en terrain inconnu. Les corps et l’armature théâtrale servent la création de situations troublantes, qui incitent les spectateur·ices à changer de posture et à apprendre collectivement de leurs intersections. Dans ses performances, elle cherche à atteindre un état de conscience altéré, d’où puisse émerger une créature. Cette créature l’anime autant que Bruta l’anime. Avec elle, elle trace les contours de sa condition humaine, en partant de sa noirité et de sa transidentité pour aller bien au-delà.

Bruta travaille actuellement avec l’artiste plasticien et performeur Léon Heitz Zambo pour la création du nouveau spectacle de la compagnie, intitulé Nous sommes désolés : un travail portant sur l’étude des archives de la traite noire transatlantique.


Kiswinsida Olivier Gansaore est un chorégraphe burkinabè dont le parcours artistique traverse plus d’une décennie de création, de transmission et d’engagement social à travers la danse. Auteur de spectacles pluridisciplinaires, Kiswinsida interroge les réalités sociales, en utilisant le corps à la fois comme espace et comme vecteur de poésie et de dialogue entre mémoire individuelle et mémoire collective. Il incarne une génération de créateur·ices africain·es pour qui la danse est à la fois un art, un héritage, une responsabilité : un outil de réaffirmation de soi et de son identité, de résistance, d’expression et de transformation.

Il est créateur de plusieurs commandes et de trois créations solo à son actif : ARZEKA (2018), REMEMBER ACTE 01 (2021) et REMEMBER ACTE 02 (2025).


Nivine Kallas est une comédienne et chorégraphe libanaise. Son travail est centré sur la recherche des liens entre la langue arabe et le mouvement, ainsi que sur la manière dont le contexte dans lequel ils sont exprimés, les façonne.

En 2021, elle crée Tarantism, une performance qui explore la danse comme une forme de manie. Sa création FāSL, présentée au Festival de Marseille en 2024, tisse des liens entre les signes diacritiques de la langue arabe et le mouvement du corps et poursuit sa diffusion en Europe. Dans son nouveau solo, SāHO, elle interroge la manière de traverser un monde où la langue reflète un système d’éducation obsolète.


Dagô R.est un artiste chorégraphique transdisciplinaire et performeur brésilien queer, basé en France. À la croisée de la danse, de la performance, du dessin et de l’écriture, sa démarche s’articule autour de deux gestes fondamentaux : le déploiement et l’association. L’imaginaire y est une ressource chorégraphique, poético-politique et magique. Son approche écosystémique envisage le corps comme une maison-temple-jardin et prend celui-ci comme point de départ pour explorer ce qui le déborde : les relations d’altérité et les mondes visibles et invisibles qui nous traversent.

Il crée les solos Bâtard sauvage, Boca seca et DÉCHARGEMENT. who carries?. Il développe également les formes hybrides Traversées chorégraphiques pour des espaces d’exposition.


Mohanad Smama est un danseur et chorégraphe palestinien originaire de Gaza. Avec son expérience en danse traditionnelle palestinienne et contemporaine, il travaille au développement de méthodologies de formation liées au mouvement. Il a fondé la Hai Team for contemporary arts à Gaza, ainsi que sa propre école de danse et le premier studio de danse contemporaine dans sa ville. Il crée des performances qui abordent des questions sociales et développe des projets mêlant différentes formes artistiques.

Il développe actuellement trois projets artistiques : le solo Limitless, la conférence-performance Moment et le projet participatif Dabke Alive.



Comité de sélection

— Katerina Andreou, chorégraphe ;
— Marie Didier, directrice du Festival de Marseille ;
— Marie Féréol, chargée de production à Parallèle ;
— Nathalie Huerta, directrice du Théâtre Joliette ;
— Anne Kerzerho, directrice de Parallèle ;
— Jasmine Lebert, directrice générale et artistique spectacle vivant au 3 bis f ;
— Dorothée Munyaneza, chorégraphe, danseuse et chanteuse ;
— Dora Pentchev et Michel Kelemenis, respectivement responsable des productions et adjointe à la programmation et directeur de KLAP Maison pour la danse ;
— Luara Raio, danseur·se, performeur·se et lauréat·e du programme Jeunes chorégraphes du Sud 2024-26 ;
— Clémence Sormani, directrice déléguée au Ballet national de Marseille ;
— Lamia Zanna, productrice, programmatrice indépendante et lauréate du programme Futures Directions 2024-26.